cinq endroits étonnants à visiter

cinq endroits étonnants à visiter

LA LISTE DE LA MATINALE

Comprendre le ballet cadencé des métros, entendre le cliquetis des clous, suivre le processus de fabrication d’un parfum, être soufflé par le cristal ou électrisé par la puissance des marées : voici cinq lieux, dans l’Hexagone, où prendre la mesure de savoir-faire parfois anciens.

Plonger dans les entrailles du métro

Le terminus La Courneuve (Seine-Saint-Denis) de la ligne 7 du métro parisien.

Tant qu’à subir le métro-boulot-dodo tous les jours, autant comprendre les coulisses souterraines de la RATP. Cette fois, sans la foule ! Le métro parisien ouvre ses entrailles pour permettre à ses usagers de comprendre comment il fonctionne. Ainsi le terminus de La Courneuve, sur la ligne 7, permet-il de suivre les opérations des centres de manœuvres et de maintenance. Qui fait partir un train ? Comment bloque-t-on les suivants en cas d’incident ? Les curieux peuvent même jeter un œil sur l’avancée des travaux de prolongement de la ligne 11, qui ouvrira cinq nouvelles stations, dont une nommée « Serge-Gainsbourg ». Même si plus personne ne fait de petits trous…

Réservation obligatoire. Pour La Courneuve (Seine-Saint-Denis), accès par la ligne 7, station La Courneuve – Place-du-8-Mai-1945. Durée de la visite : 3 heures. Pièce d’identité obligatoire. A partir de 16 ans. Gratuit. Tourisme93.com

Prendre un verre à la cristallerie de Saint-Louis

Manufacture Cristallerie royale de Saint-Louis, à Saint-Louis-lès-Bitche (Moselle) : halle du chaud, façonnage de la jambe d’un verre à pied.

Depuis 1586, la cristallerie de Saint-Louis, la plus ancienne de France, aujourd’hui propriété du groupe Hermès, se dresse en Moselle dans le pays de Bitche, terre où abondent le bois, le sable de silice, les fougères et l’eau, tous nécessaires à l’art du verre. En 1767, elle devient verrerie royale. La raison de cette promotion ? La découverte par son ancien directeur M. de Beaufort de la composition d’un cristal aussi fin et transparent que celui que produisait l’Angleterre, cette vieille rivale. La tourmente révolutionnaire qui suivit ne fit pas oublier ce savoir-faire, ressurgi au XIXe siècle et encore actif.

Pour s’en rendre compte, un chemin aménagé dans l’usine surplombe les ateliers et permet de regarder les ouvriers au travail. Chaque geste y est expliqué, fascinant par la précision qu’il réclame. Le regard plonge dans les fours. Rien n’est mécanisé. Le cristal en fusion est soufflé, opération toujours extrêmement spectaculaire, puis moulé. Des vérificatrices éliminent ensuite les pièces présentant le plus petit défaut. Une sur deux est ainsi sacrifiée. Ne manquez pas, juste à côté, le joli musée qui expose deux mille œuvres : du lustre au verre à pied en passant par les carafes et les seaux à champagne, c’est une explosion de couleurs chatoyantes et de lignes d’une incroyable finesse.

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