Dans le Perche, les petites maisons sans vis-à-vis

Dans le Perche, les petites maisons sans vis-à-vis

Au début d’un chemin de terre, un petit panneau de bois en forme de flèche planté sur un piquet indique le nom de la propriété : Casa Rosalie. La signalétique se veut discrète, pour préserver l’endroit. Seuls, en couple, en famille ou en petits groupes, les voyageurs qui s’engagent dans cette direction sont en quête de calme, voire d’une forme d’isolement. On vient dans ce petit coin de l’Orne, sur la commune de Tourouvre-au-Perche, pour se ressourcer et se reconnecter avec la nature.

Le lieu-dit, Mézières, se trouve à moins de deux heures de Paris par la nationale 12. Un TER au départ de Montparnasse dessert la gare de L’Aigle, depuis laquelle il suffit d’enfourcher son vélo ou de sauter dans un taxi (que l’on aura réservé) pour parcourir la vingtaine de kilomètres restants. Il faut ensuite longer le lac d’un terrain voisin, puis traverser un ruisseau, profond de quelques centimètres seulement. Quand le temps est humide, le port de bottes est fortement recommandé pour s’aventurer sur le domaine de près de 3 hectares.

La chambre de la Casa Slow.

Trois maisonnettes aux structures en bois, très espacées les unes des autres, apparaissent au bord d’un étang, au milieu d’une forêt de chênes, de hêtres, de bouleaux, de noisetiers et de conifères. En descendant de leur Land Rover noir, Anne-Christelle Roussel et Bertrand L’Huillier, les propriétaires, d’anciens Parisiens installés à quelques dizaines de kilomètres, tiennent à préciser d’emblée qu’il ne s’agit « ni de cabanes ni de chalets ». « Nous préférons parler de maisons de vacances ou de maisons de voyage », expliquent-ils, en fins commu­nicants.

Lire aussi Article réservé à nos abonnés La mini-maison dans la prairie

Les habitations, dessinées par Bertrand L’Huillier et réalisées par un ancien compagnon du devoir, évoquent à la fois les villas d’architecte, les refuges de montagne, les abris de trappeurs, les tiny houses et les maisons en A, très en vogue depuis quelques années. Elles offrent d’importantes surfaces vitrées qui permettent de profiter pleinement du panorama et d’observer la nature par tous les temps. Anne-Christelle Roussel s’est occupée de la décoration.

Bain moussant, biches et oies sauvages

La Casa Slow est située à l’extrémité du plan d’eau. Une souche d’arbre fait office de marchepied pour grimper sur la terrasse privée pourvue d’une piscine chauffée par une pompe à chaleur. Elle mène à la porte d’entrée dotée d’un tire-botte. L’intérieur en bois clair est cosy, rythmé par quelques murs peints en vieux rose ou tapissés de papier peint à motifs. Le mobilier en bois flotté et les accessoires en raphia (lustres, sets de table) font écho aux branches qui semblent enlacer la maison à travers les baies vitrées et les fenêtres du toit.

Il vous reste 41.88% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Translate »