De Fontenay-sous-Bois à Paris, cinq cinémas à voir avant de se faire une toile

De Fontenay-sous-Bois à Paris, cinq cinémas à voir avant de se faire une toile

Amateurs de films art et essai ou de superproductions hollywoodiennes, ou des deux, mais pas que ? Ces cinq cinémas sont tous des lieux à l’histoire particulière. Moteur !

Le Kosmos, une étoile rouge

Le Kosmos à la façade immanquable.

Longue histoire que celle de ce cinéma presque quinquagénaire et dont la majestueuse façade rouge, très années 1930, trône avec son toit en avancée à Fontenay-sous-Bois, dans le Val-de-Marne. Créé en 1934 avec une immense salle de sept cents places avec balcon et orchestre, le Kosmos a connu un long déclin, terminant sa vie dans les années 1970 en passant des films pornos. L’orchestre du rez-de-chaussée a même un temps été remplacé par une supérette. En 1978, voyant passer l’annonce de sa mise en vente, Jean-François Voguet, alors premier adjoint, décide de préempter le bâtiment. En 2013, la salle est rénovée, et l’actrice Emmanuelle Devos, habitante de Fontenay, accepte d’en devenir la marraine. Aujourd’hui, le cinéma est devenu un lieu de rencontres autant que de projections.

Le Kosmos 243 ter, avenue de la République, 94120 Fontenay-sous-Bois. 6 euros la place.

Le Louxor, rêves d’Egypte

Le Louxor et ses couleurs éclatantes.

C’est un bout d’Egypte en plein Paris. Depuis 1921, le Louxor affiche, à l’angle des boulevards de Magenta et de la Chapelle, une façade parfaitement kitsch, évocation des splendeurs de l’Egypte antique telles qu’Hollywood les conçoit. Cet écrin somptueux abritait un cinéma qui triompha jusqu’à la guerre. Puis un lent déclin le vit fermer en 1983 et devenir une boîte de nuit antillaise (La Dérobade) puis gay (Megatown) et finalement un squat. La Mairie de Paris engagea en 2010 un programme de réhabilitation. Le 18 avril 2013, il rouvrait. Trois salles sont aujourd’hui accessibles, décorées à nouveau dans le style d’origine. La programmation est très « art et essai ». Un bar est ouvert au dernier étage. Seul défaut : la salle 1, avec son écran trop rectangulaire, n’autorise la projection de films en cinémascope qu’avec des bandes dessus et dessous.

Le Louxor 170, boulevard Magenta, Paris 10e. 10 euros la place.

11 x 20 + 14, le plus petit cinéma de France

Michel Le Clerc devant le 11 x 20 + 14, à Mons-en-Montois.

Cinquante places, pas plus, mais des spectateurs qui font des dizaines de kilomètres pour venir. Le 11 x 20 + 14 (soit 234, nombre d’habitants massacrés sur place le 21 avril 1430 par les Anglais) est le plus petit cinéma de France. Installé dans une ancienne grange aux murs tapissés de vieilles affiches à Mons-en-Montois, village de 485 habitants (10 x 40 + 85…) en Seine-et-Marne, il a été fondé par un nonagénaire, Michel Le Clerc, ancien réalisateur, qui a voulu à la retraite se faire un « home cinéma », mais a finalement trouvé plus drôle de créer et d’animer bénévolement cette toute petite entreprise : 250 films par an, toujours en VO et en puisant dans un répertoire de films étrangers et rares. Ni pop-corn ni pub et on démarre à l’heure !

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